Les Textes de Rêve de Papier

SOMMAIRE

Rêve de Papier – Partie 1 – Rime à Rien

Rêve de Papier – Partie 2 – Rimeraie


Partie 1 – Rime à Rien

Rime à Rien

Quel ballet, ils vont comme ils viennent
D’un crissement félin
Dessiner un vilain câlin
Sur le sol orphelin
L’arbre et l’art sont morts sous la gomme
Des pneus hurlants en somme
On les voit miauler à l’homme
Leur haine tellurienne

Rimeraie ne rime à rien
Si la jungle urbaine s’en vient
Éteindre un feu libertin
Qui des aïeux a le teint

Quel portrait, tout me semble laid
Jusqu’à l’enfant mendiant
Dont le proxénète aboyant
Joue à l’escroc vaillant
Au coeur de quartiers fumigènes
Les hallucinogènes
Allergènes, ou du kérosène
Étouffent mon palais

Rimeraie ne rime à rien
Si la jungle urbaine s’en vient
Éteindre un feu libertin
Qui des aïeux a le teint

Ma ville amère s’embrase
Mais je l’embrasse
Et j’en suis lasse

Sur l’avenue métastase
J’me drogue aux gaz
De leurs extases

Rime à rien
Rime à rien

Coulée au fond d’arcs-en-terre
Couleur pétrole
Je manque d’air

Soufflez-moi l’air rock’n’roll
De vos paroles
Citée solaire

Rime à rien
Rime à rien

Un crack man claque sa thune pour la lune et fume le bitume sous la trique gracile des flics au kick facile tandis qu’des cartels se tapent des jarretelles sous coke, dope, qui s’bloquent sous l’choc un glock au fond d’la glotte STOP

La transhumance
Tue la souffrance
Allons moutons
Marchons broutons

Retour en haut de page

Les Lilas dérobés

J’ai osé c’est hélas
User la clé vaudou
N’en sonne pas le glas
Ma Barbe bleue, mon fou
Cesse les chasselas
Abrège ton courroux

Soit avec moi plus doux
Je t’en prie mon vieil époux
Tiens bas le coutelas
Oh Anne, ma soeur Anne
Il coupe les lilas

Oh Anne, ma soeur Anne
Il coupe les lilas

REFRAIN: (Chante à souhait princesse, j’accours fais ta prière) x4
                 Peu m’importe ses broderies et pierreries
S’il a perdu pour moi ses faveurs je n’en ri
Je n’suis obscurantiste ni joaillière
Je chante aujourd’hui les belles valeurs d’hier

A la gorge il taillade
S’il a le goût mauvais
D’une petite oeillade
Au secret cabinet
Du curieux cabaret
Où l’on plie les jarrets

Adieu mes sérénades
Ce n’est point mon arrêt
De mort la dérobade
Oh Anne ma soeur Anne
Je fuis ce mari-là

Oh Anne ma soeur Anne
Je fuis ce mari-là

REFRAIN

Retour en haut de page

La Fin des Madones

On m’y pousse à tort
Dans les bras des inconnus
Moi naïve je les suis
Ivres de mon corps
Dont ils louent une fois de plus
Des services où je suis

Comme un immense bouquet de myrte que l’on viole
Ils assassinent Erato
De ces viles manies à souiller les madones
Ils ont de quoi nier

Je ne me pardonne
Quand la scène au nu me lie
A la renommée d’un leurre
Je vous abandonne
Belle histoire de ma vie
Si c’est sur vous que je pleure

Je ne puis encore me voiler la face
Jouer la veule en restant
Je vais baiser les pieds de l’audace
Faire la folle en partant

Comme un immense bouquet de myrte que l’on viole
Ils assassinent Erato
C’est une vile manie de danser aux Madones
Je veux tous vous quitter

Retour en haut de page

Anitha

 

Alors qu’au pied d’un chêne je passais en peine
En bonne et due forme elle me donna le la
C’est alors me dit-elle qu’on me chante moi
Anitha

C’est répondis je n’ai pas le talent ma muse
De vous rendre hommage en vous soufflant mon émoi
Allons laissez-moi plutôt vous allonger là
Anitha

Sur ma poitrine pour jouer
De vous et me vouer
Sur ma poitrine pour jouer
De vous et me vouer

Aux bienfaits de doux ébats je n’ai pas de veine
Vos courbes en moi peignent un désir bien las
Dites, que faites-vous là si ce n’est m’aimer
Anitha

Ca Monsieur je ne le peux, mirez comme on m’use
Parce que de bois je suis instrument sans foi
Apprenez que je ne suis que votre guitare
Anitha

Sur ma poitrine pour jouer
La saoule à lier
Sur ma poitrine pour jouer
De vous et me vouer

Sur ma poitrine pour jouer
La saoule à lier
Sur ma poitrine pour jouer
De vous et me vouer

Sur ma poitrine pour jouer
La saoule à lier
Sur ma poitrine pour jouer
De vous et me vouer

Retour en haut de page

Le Chant du cygne

Lara traîne les boulevards
Quand au détour d’une rue noire
L’homme la saisie sans égard
Comme souvent sur le tard

J’vais pas chaloir dans un boudoir
Juste passer au couchoir
Pense Lara

Un soir sans ravages
Petite éplorée
Pense Lara
Je retiens le sauvage
Le crime est doré

Lara s’éteint sous la pléiade
Et crie comme on ouvre le bal
Dans les bras écrin du mal
Où s’achève la cabale

J’suis pas tombée à l’orpaillage
Mais j’ai vu dans son sillage
Pense Lara

Un soir sans ravage
Petite éplorée
Pense Lara
Je retiens le sauvage
Le crime est doré
Pense Lara
Un soir sans ravage
Petite éplorée
Pense Lara
Je retiens le sauvage
Je retiens le sauvage

Retour en haut de page

Stranded Minds

Je ne vais pas bien. J’en suis consciente. Mais hé ! Il s’est passé quelque chose de malsain, dont je n’ai pas voulu et qui me déchire … C’est un phénomène de transfert … between her, and me, but in the wrong direction. I shall never get out of this alone.
Listen to me, here is all the story.

Well it’s true, I maintain the clouds
Up to the top of my shroud
Up to the top of my shroud
I maintain the clouds

(I keep my head in the swarm
Need help because of the storm)
I keep my head in the swarm
I Need help because of the storm
I keep my head in the swarm
I Need help … I Need help because of the storm
Need help because of the storm

I see my shrink but she thinks aloud
For sure neither of us seem proud
I see my shrink but she thinks aloud
For sure neither of us seem proud

Can you hear the madwoman, my obsession
I’m going to handle its oppression
I swear to you
To crush up it now

Where am I?
Who am I?
Where am I?
It’s just an echo chamber …
I feel like her …
I’ll have to
Destroy us

Stranded minds

Oh please don’t leave me with her
Shut up honey
The healing is coming
The healing is coming

I flee my shrink and she thinks aloud
For sure neither of us seem proud
I flee my shrink and she thinks aloud
For sure neither of us seem proud

I hear this poor madwoman, my obsession
I’m going to eat her up
Fucking depression I swear to you
To devour her now !

Stranded minds

Retour en haut de page

Partie 2 – Rimeraie

MA RIMERAIE

L’heure est  l’aubade
Dérobade à fleur
Poésie passée, fracassée
Comme il plaît

Dans ce havre de moi
L’émoi se hâte, élance
Nûment le serment d’un temps
Où je vais

Dans ce bois près d’chez toi
Dans ma rimeraie
Dans ce bois près d’chez toi
Ma rimeraie

REFRAIN: J’revis tous mes jadis
J’sais rimer les saisons et r’faire mes floraisons
J’revois mes premières fois
Je rime ma raison et rentre à la maison

Dans ce pieu autrefois ma rimeraie

Dans ce bosquet vert
De peur que les vers
Me rongent névrosée
Je n’y vais nécrosée

Mon heure sérénade
En docile parade
Jade, rimeraie, ménade
Je vais

Dans ce bois près d’chez toi
Dans ma rimeraie
Dans ce bois près d’chez toi
Ma rimeraie

REFRAIN x2

Retour en haut de page

LES DOCKS

J’vais dans les dock où j’attends mon corsaire
Tous les soirs depuis des ans sur le quai
J’croise un jeune lamaneur qui rêve de goélette
Se voit debout sur la proue
Brisant les flots fendant les vents
(Brisant les flots fendant les vents)

REFRAIN: Incapable de partir
Il décide d’amarrer les navires
Rester là et retenir
Les bateaux et moi ton bon souvenir

Comme je flâne au gré de tes caprices
Entre les conteneurs grattant le ciel
Je vois le temps dans les lices
Me dévêtir de mon fiel
Contre les  immeubles froids
En fer forgé où tu n’es pas
(Enfer forgé, où tu n’es pas)

REFRAIN

Rester là et retenir
Les bateaux et moi ton bon souvenir

REFRAIN

Retour en haut de page

CHER MENSONGE

Quand je songe à vous, cher mensonge
S’accroche à moi le vague à l’art
Envie d’ériger votre gibet, de vous passer la hart
Au cou et d’ouvrir sous vos pieds
Le vide qu’en moi vous placiez
Lorsque je chantais en croyant à mes rêves de papier
Rêves de papier

What about me Lara pourra-t-on lire dans l’écorce
Qu’en est-il de  la poésie, de mon âme, de leur divorce
Dans cette affable époque qui me prive de mes ivresses
Les affinités se dérobent à l’arbre des promesses
Des promesses

Je me ronge les sangs, cher mensonge
Dans cette soumission où je plonge
Moi qui voudrait agresser l’oppression, dans mes rêves vermillons
Où à coups de scie, j’ensevelis
Les vices, les délits, cette industrie
De l’ennemi, j’en enterre les vestiges
Pour tarir mes insomnies
Mes insomnies

What about me Lara pourra-t-on lire dans l’écorce
Qu’en est-il de  la poésie, de mon âme, de leur divorce
Quand ma rage maîtresse d’une colère prêtresse
S’amuse à renverser mes sources d’ivresse
D’ivresse

What about me Lara a-t-il gravé dans l’écorce
Ce Lucifer qui porte à moi toute sa lumière et sa force
De mon âme ulcérée je baptise mon exutoire
Et d’une lame acérée je détruis l’espoir
Vain espoir

Retour en haut de page

JOUONS A CHAT

Oh qu’il est beau mon bourreau
Assis, pas bouger, c’est l’heure
Donne la patte à ta maman
Et tu l’auras ta pâtée

Je ne vais pas la rater
Cesse donc tes aboiements
Ou j’appelle l’empailleur
Allez, mange sale cabot

A présent
Te voilà
Tout à moi

REFRAIN: Jouons à chat mon chéri
Envie de barbarie
J’en gagne le trophée
A mon tour d’écorcher
Ohh ohh ohh
Envie de barbarie
Ohh ohh ohh
T’écorcher mon chéri

Un petit coup de tranchoir
Et voilà que je peux boire
A ce tendre dégorgeoir
D’où s’écoule ta vie noire

Tu grognes des sanglots longs
Ce sont pour moi des violons
Jouant les quatre saisons
Comme une sombre oraison

Vendetta !

REFRAIN

Tu m’as laissée
Sans espoir
Bien sonnée

Tu m’as souillée
De ton dard
Ordurier

Tu vas payer
De ce fendoir

Je vais trancher
Ton dard

Retour en haut de page

THE OLD OAK’S FALL

Moi, Lara, j’ai la gorge acide et je n’oublie pas
Les hommes corruptibles, unis à leurs machines, à leurs nouvelles Bibles.
Ils dansent les boulevards, hument les vapeurs toxiques, courent les champignons métalliques …
Moi Lara, depuis les artères bétonnées, depuis les quais, je ne vois que … le monstre.
Je vois la mégalopole, je vois son coeur battant, je le vois, et j’entends son glas.
C’est la fin des adorations et des grandes colonnes. C’est la fin des madones. C’est la fin.
Alors puisqu’il ne promet ni ne donne son fruit, j’irai graver mon coeur sur l’écorce de l’arbre.

REFRAIN: Then I roamed a long time through the town
I couldn’t breathe among this creepy crowd
Now I recognize myself in this dreadful hoedown
Like the old oak’s fall

La bête a besoin de jaillir. Laisse faire. Laisse faire. Te voilà pleine.
(T’as les entrailles pleines Lara!)
Ce monstre en toi. Ne l’enfante pas.
Ton ambition ou ta bravoure
Ta vocation et ses velours
Ta dignité … avorte-les.
Dépose les à l’ombre du chêne
Et si Rime à rien t’a vu naître elle te verra aussi mourir.
Alors je tombe, quoi qu’il advienne
Pour embrasser la jungle urbaine

REFRAIN

My old oak falls x4

La bête a besoin de jaillir
Laisse faire
Te voilà pleine
T’as les entrailles pleines Lara
T’as les entrailles pleines
Pleines
T’as les entrailles pleines Lara
Pleines, pleines, pleines …

Retour en haut de page